Comment créer une entreprise en France : guide complet pour les fondateurs étrangers
Guide complet pour créer une entreprise en France en tant que fondateur étranger : choisir la bonne structure juridique (SAS, SARL, auto-entrepreneur), s'immatriculer auprès du Tribunal de Commerce, obtenir l'extrait K-bis et le numéro SIRET, effectuer les enregistrements fiscaux, recruter des salariés et articuler la création avec votre statut de séjour (Passeport Talent, visa entrepreneur).

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L'économie dynamique et l'écosystème entrepreneurial florissant de la France en font une destination de choix pour les entrepreneurs internationaux. Créer une entreprise en Franceest tout à fait accessible aux fondateurs étrangers, mais cela implique de naviguer dans des démarches d'immatriculation et des exigences légales spécifiques. Ce guide détaille chaque étape, du choix de la structure juridique à l'immatriculation auprès des autorités, en passant par l'obtention de l'extrait K-bis, la gestion des obligations fiscales, et même l'articulation du processus avec votre statut de séjour. Que vous lanciez une startup technologique ou que vous étendiez une entreprise existante, ce guide complet vous aidera à créer votre société en France en toute confiance.
Introduction : Créer une entreprise en France
La France se distingue comme une destination attractive pour les entrepreneurs étrangers souhaitant lancer ou développer leur activité en Europe. Grâce à son économie solide, sa situation géographique centrale et son accès au marché de l'Union européenne, la France offre de nombreuses opportunités à ceux qui sont prêts à appréhender son environnement des affaires. Cependant, créer une entreprise en France nécessite une bonne compréhension des exigences légales et des procédures administratives du pays.
Le choix de la forme juridique constitue une première étape déterminante, car il conditionne la responsabilité de votre société, ses obligations fiscales et sa souplesse de fonctionnement. Pour de nombreuses entreprises étrangères, la société par actions simplifiée (SAS) est une option privilégiée en raison de sa gouvernance flexible et de la responsabilité limitée qu'elle confère, ce qui la rend particulièrement adaptée aux startups et aux investisseurs internationaux. En vous familiarisant avec les étapes nécessaires et les réglementations en vigueur, vous transformerez la complexité de la création d'entreprise en France en une aventure entrepreneuriale réussie.

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Choisir la bonne structure juridique (SAS, SARL, Auto-entrepreneur)
L'une des premières décisions à prendre est le choix d'une structure juridique adaptée à votre activité en France. Ce choix aura des conséquences sur votre responsabilité, votre fiscalité et vos obligations administratives. Sélectionner le bon type d'entreprise et le bon statut légal est crucial, car il détermine les obligations et les opportunités de la société. En France, les entrepreneurs étrangers envisagent généralement les structures suivantes :
SAS
- ✓Gouvernance flexible via des statuts sur mesure
- ✓Idéale pour les startups et les investisseurs
- ✓Peut être une SASU (associé unique)
- ✓Président relevant du régime général des salariés
- ✓Pas de capital minimum (1 € légalement)
- ✓Facilité d'émission d'actions pour les investisseurs
SARL
- •Société à responsabilité limitée (équivalent de la LLC)
- •Adaptée aux petites entreprises et familiales
- •1 à 100 associés (EURL si un seul)
- •Règles statutaires plus rigides
- •Gérant (majoritaire) relevant du régime TNS
- •Pas de capital minimum (1 € légalement)
Auto-entrepreneur
- •Entreprise individuelle simplifiée
- •Création en ligne très facile
- •Pas de protection par la responsabilité limitée
- •Plafonds de CA applicables (2025 : 77 700 € pour les services)
- •Inadapté à la levée de fonds
- •Pas d'associés possible
SAS (Société par Actions Simplifiée)
Une société par actions à gouvernance flexible, particulièrement adaptée aux startups et aux investisseurs. La SAS est une personne morale et une forme sociale très prisée des startups. Elle peut compter un seul associé (sous forme de SASU) ou plusieurs. Elle offre une protection par la responsabilité limitée(la responsabilité des associés est limitée à leurs apports) et une grande souplesse dans la gouvernance. C'est souvent la forme préférée des startups technologiques, car elle permet de définir des règles sur mesure dans les statuts, d'émettre facilement des actions pour les investisseurs, et d'être gérée par un Président (personne physique ou morale). Les charges sociales du Président d'une SAS sont calculées au taux des assimilés-salariés(cotisations sociales pleines si une rémunération est perçue). Il n'existe pas de capital minimum strict (légalement, 1 € suffit, mais un capital raisonnable est conseillé pour la crédibilité).
SARL (Société à Responsabilité Limitée)
Une société à responsabilité limitéecomparable à une LLC, idéale pour les petites et moyennes entreprises ou les entreprises familiales. La SARL est une personne morale distincte. Elle requiert entre 1 et 100 associés (s'il n'y en a qu'un, il s'agit d'une EURL). Comme la SAS, elle offre une responsabilité limitée et un capital minimum faible. En revanche, la gouvernance de la SARL est plus rigide, encadrée par le Code de commerce avec moins de liberté statutaire. Le gérant d'une SARL détenant plus de 50 % des parts est considéré comme travailleur indépendant pour la sécurité sociale, ce qui peut signifier des cotisations sociales moins élevées sur sa rémunération (mais aussi moins de prestations sociales). Les SARL relèvent par défaut de l'impôt sur les sociétés, bien que les petites SARL puissent opter pour l'impôt sur le revenu sous certaines conditions. Dans l'ensemble, la SARL est un choix solide pour les activités simples ne cherchant pas à lever des fonds rapidement.
Auto-entrepreneur (Micro-entreprise)
Il ne s'agit pas d'une société distincte, mais d'un régime d'entreprise individuelle simplifié pour les entrepreneurs solos. Le régime micro-entrepreneur est un statut juridique spécifique pour les petits indépendants. Souvent choisi par les freelances ou les travailleurs à leur compte, il est très simple à mettre en place (simple inscription en ligne) avec une comptabilité minimale. Le statut d'auto-entrepreneur (officiellement appelé micro-entreprise) ne confère aucune responsabilité limitée: l'activité est rattachée à votre patrimoine personnel (bien que des réformes récentes protègent les actifs personnels principaux). Il est également soumis à des plafonds de chiffre d'affaires (en 2025 : 77 700 € pour les activités intellectuelles et de services, et 188 700 € pour les activités commerciales et d'achat-revente par an). Si vous restez sous ces seuils et que la simplicité est votre priorité, ce régime offre un calcul simplifié de l'impôt et des cotisations sociales. En revanche, il n'est pas adapté à la levée de fonds ou à l'accueil d'associés, et si votre activité dépasse les seuils ou implique des risques plus élevés, vous devrez constituer une SAS, une SARL ou une autre entité.
Synthèse : quelle structure choisir ?
Construire l'identité de votre entreprise
Construire une identité d'entreprise solide est une étape fondamentale lors de la création d'une société en France. Le processus commence par le choix d'une dénomination sociale distinctivequi reflète votre marque et n'est pas déjà utilisée. Pour protéger votre nom commercial et votre marque, vous devez l'enregistrer auprès de l'Institut National de la Propriété Industrielle (INPI), qui supervise les marques et les droits de propriété industrielle en France. Parallèlement, l'élaboration d'un business plan completest indispensable. Il guidera votre stratégie et votre planification financière, mais servira également de support pour l'ouverture d'un compte bancaire en France et, le cas échéant, pour l'obtention d'un titre de séjour.
L'ouverture d'un compte bancaire françaisest une étape clé, car elle vous permet de gérer vos transactions financières, de déposer le capital social et de démontrer la légitimité de votre société auprès des autorités locales. Les entrepreneurs étrangers doivent également être prêts à s'immatriculer auprès des autorités compétentes, telles que le Tribunal de Commerce ou le Guichet Unique (le guichet unique officiel pour les formalités d'entreprise), afin de respecter pleinement la réglementation française. Obtenir un titre de séjour est une autre étape importante pour les fondateurs hors UE souhaitant vivre et travailler en France. En prenant soin de traiter ces éléments — dénomination sociale, marque, business plan, compte bancaire et immatriculations légales — vous posez les bases solides de votre entreprise en France.
Établir une présence en France
S'établir en France va au-delà de la simple immatriculation ; il s'agit de créer une empreinte tangible sur le marché français. Pour de nombreuses nouvelles entreprises, mettre en place un bureau virtuelest une solution pratique et économique pour obtenir une adresse française et gérer le courrier, notamment dans les premières phases de l'activité. Cette option est particulièrement attrayante pour les startups et les petites entreprises souhaitant limiter leurs charges tout en maintenant une image professionnelle. Au fur et à mesure que votre activité se développe, vous pourrez envisager de passer à un espace de bureaux traditionnel pour accueillir une équipe plus importante ou répondre aux attentes de vos clients.
En plus de trouver un local, vous devrez obtenir les licences ou autorisations spécifiques à votre activité. Le recrutement de salariés en France requiert une attention particulière au droit du travail local, qui peut être complexe et exige des contrats de travail détaillés ainsi que le respect des cotisations sociales. Si vous faites partie d'une société mère ou disposez déjà d'une société à l'étranger, vous pourrez vous appuyer sur leur expérience et leurs ressources pour naviguer plus facilement dans ces obligations. Que vous lanciez une nouvelle activité ou développiez une entreprise existante, ces démarches garantissent que votre société sera bien positionnée pour opérer avec succès dans l'économie française.
- ✓Enregistrer la dénomination sociale et la marque auprès de l'INPI pour protéger votre identité
- ✓Ouvrir un compte bancaire français pour déposer le capital social et gérer les transactions
- ✓Utiliser un service de domiciliation (bureau virtuel) si vous ne disposez pas encore de locaux physiques
- ✓Obtenir les licences sectorielles ou certifications professionnelles requises
- ✓Élaborer un business plan complet à des fins bancaires, de visa et d'immatriculation
Étapes préparatoires à la création
Avant de pouvoir formellement immatriculer une société en France, plusieurs étapes préparatoires sont à accomplir. Considérez-les comme les fondations qui permettront au dépôt de votre dossier d'immatriculation de se dérouler sans accroc. Ces démarches comprennent la rédaction des documents constitutifs de votre société, la constitution du capital initial et l'accomplissement de certaines formalités de publicité. À ce stade, il est essentiel de définir clairement votre projet d'entreprise, car il guidera le choix de la forme sociale, les exigences en matière de capital et les étapes de conformité tout au long du processus.

Rédiger les statuts
Toute société française (SAS, SARL, etc.) doit disposer de statuts (Articles of Associationen anglais). Ce document légal définit l'identité et la gouvernance de votre société. Lors de la rédaction des statuts, vous devrez inclure les informations essentielles suivantes :
- •Dénomination sociale et adresse :assurez-vous d'avoir choisi une dénomination unique, non encore immatriculée. Vous devrez également disposer d'une adresse de siège social en France(bureau réel, espace de coworking ou adresse de domiciliation). Le siège social constitue l'adresse officielle de la société pour l'immatriculation et la correspondance, et vous devrez en apporter la preuve lors de l'inscription (bail, attestation de domiciliation ou contrat de domiciliation).
- •Objet social :une description succincte de l'objet et des activités de la société. Soyez aussi précis que possible, car cela détermine le périmètre de votre activité et les réglementations applicables.
- •Capital social :le montant du capital et sa répartition en actions. Par exemple, vous pouvez déclarer un capital de 10 000 € divisé en 10 000 actions de 1 € chacune. Précisez les apports de chaque associé (en numéraire ou en nature le cas échéant) et le pourcentage d'actions reçu en contrepartie.
- •Associés et direction :identifiez les associés et la personne chargée de gérer la société. Dans une SAS, vous nommez un Président (et éventuellement d'autres dirigeants) ; dans une SARL, un ou plusieurs Gérants sont désignés. Les statuts doivent préciser les pouvoirs du ou des dirigeants, les modalités de prise de décision et les conditions d'admission de nouveaux associés ou de cession de parts.
- •Règles de gouvernance :définissez les modalités de tenue des assemblées d'associés, les droits de vote, les règles de quorum et de majorité pour les décisions, ainsi que les autres dispositions de gouvernance. Les statuts de SAS peuvent être très personnalisés sur ces points, tandis que les statuts de SARL suivent des règles plus standardisées.
- •Durée et exercice social :indiquez la durée de vie de la société (souvent 99 ans par défaut) et fixez le début et la fin de l'exercice social (souvent janvier-décembre, mais vous pouvez choisir).
- •Autres clauses : selon vos besoins, vous pouvez ajouter des clauses telles que le droit de préemption (donnant aux associés existants la priorité pour racheter des parts en cas de cession), des clauses de non-concurrence ou des conditions particulières pour certaines décisions.
Exigence clé
Déposer le capital social auprès d'une banque française
Si vous avez opté pour une SAS, une SARL ou toute autre société avec un capital social, vous devrez déposer le capital initial sur un compte bancaire. Cette étape intervient avantl'immatriculation officielle, car le greffe demandera la preuve que le capital a bien été libéré.
Le processus fonctionne généralement comme suit : vous contactez une banque en France (ou parfois un notaire ou un établissement financier spécialisé) pour ouvrir un compte bancaire temporaireau nom de la société en formation. Puisque la société n'est pas encore légalement constituée (pas de numéro d'immatriculation à ce stade), la banque ouvre un compte de dépôt de capital spécifiquement dédié à conserver vos fonds jusqu'à la création. Vous y déposez ensuite le montant de votre capital social. Le capital minimum pour une SAS ou une SARL peut être très faible (1 € suffit), mais les banques en attendent généralement davantage. Quelques milliers d'euros sont courants pour les projets sérieux, et certains visas comme le Passeport Talent peuvent exiger un investissement d'environ 30 000 € pour démontrer la crédibilité du projet.
Une fois les fonds déposés, la banque délivre une attestation de dépôt de capital, également appelée certificat bancaire. Ce document officiel certifie que le capital social initial a bien été déposé sur le compte. Il est indispensable pour l'immatriculation, car il doit figurer dans votre dossier de création. Le certificat mentionne la dénomination sociale (telle qu'indiquée lors de l'ouverture du compte), le montant déposé et la date. Si plusieurs associés contribuent, c'est généralement une seule personne (souvent le futur dirigeant) qui effectue le dépôt, et les détails permettant de répartir les actions en conséquence seront précisés dans les statuts.
Conseil pratique : ouvrir un compte bancaire en tant que fondateur étranger
Publier une annonce légale
La France impose aux nouvelles sociétés d'annoncer leur création au public. Vous devez donc publier une annonce légale (avis de constitution) dans un journal habilité à recevoir des annonces légales. L'objectif est de rendre l'immatriculation publique.
La procédure est simple : vous rédigez un avis succinct contenant les informations essentielles de votre société (dénomination, forme juridique, capital, siège, résumé de l'activité, nom(s) du ou des dirigeant(s) et ville du greffe compétent). Vous soumettez ensuite cet avis à un journal ou service en ligne habilité à publier des annonces légales dans le département (région) où est situé le siège social de votre société.
Chaque région compte de nombreux journaux d'annonces légaleshabilités (souvent des journaux locaux ou de la presse spécialisée). Aujourd'hui, vous pouvez effectuer cette démarche en ligne via diverses plateformes en remplissant un formulaire avec les informations de votre société. L'annonce sera publiée et vous recevrez une attestation ou preuve de parution (attestation de parution). Cette attestation devra être jointe à votre dossier d'immatriculation.
Le coût de la publication dépend de la longueur de l'annonce et du département, mais il s'élève généralement à quelques dizaines d'euros (le tarif est réglementé à la ligne). Par exemple, la publication d'un avis standard coûte environ 150 € (les tarifs sont souvent fixés par décret chaque année). L'essentiel est que vous ne pouvez pas faire l'impasse sur cette étape pour les SAS, SARL et entités similaires : le greffe ne finalisera pas votre immatriculation sans l'attestation de parution.
Remarque
Immatriculer auprès du Tribunal de Commerce (Greffe)
Pour constituer une société en France, vous devez accomplir les démarches d'immatriculation auprès des autorités compétentes, qui aboutissent à l'inscription au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS). L'immatriculation est une étape obligatoire pour exercer légalement en France. Pour la plupart des entreprises, cette démarche s'effectue via le portail en ligne du Guichet Unique.
Depuis 2023, la France a instauré un portail en ligne « Guichet Unique » pour toutes les immatriculations de sociétés et formalités d'entreprise (formalites.entreprises.gouv.fr). Ce guichet numérique unique simplifie le processus en transmettant votre dossier à tous les organismes concernés (greffe du Tribunal de Commerce, INSEE, administration fiscale, URSSAF, etc.). En tant que fondateur étranger, vous pouvez utiliser cette plateforme pour déposer votre dossier de création, même si elle est en français et que vous devrez créer un compte et suivre attentivement les instructions. Vous pouvez également mandater un représentant (avocat local, expert-comptable ou prestataire spécialisé) pour déposer le dossier en votre nom. Toutes les nouvelles immatriculations doivent obligatoirement passer par le Guichet Unique ; le dépôt papier au greffe n'est plus possible pour les nouvelles créations. Les chambres consulaires compétentes (CCI, CMA) restent disponibles pour vous accompagner tout au long du processus.
Lors de l'immatriculation, vous devrez généralement fournir les documents et informations suivants :
- •Formulaires d'immatriculation complétés : le formulaire principal est souvent désigné sous le nom de M0pour les sociétés (ou un formulaire spécifique selon la forme juridique choisie). Sur le portail en ligne, il s'agit d'un formulaire interactif dans lequel vous saisissez les informations requises.
- •Statuts : la version définitive signée de vos statuts en français.
- •Attestation de dépôt de capital : le justificatif de la banque ou du notaire confirmant que le capital a bien été déposé.
- •Justificatif de siège social :bail, facture récente (si vous utilisez votre domicile ou l'adresse de quelqu'un d'autre) ou contrat de domiciliation d'un service de bureau virtuel. Ce document prouve que la société dispose d'un siège légal en France.
- •Pièce d'identité des dirigeants et des associés :une copie du passeport ou de la pièce d'identité du ou des dirigeant(s) de la société doit généralement être fournie. Pour les personnes étrangères ne résidant pas en France, une copie du passeport est utilisée ; si vous êtes déjà titulaire d'un titre de séjour français, joignez-le également. Si un associé est une autre société, vous fournirez ses documents d'immatriculation.
- •Déclaration de non-condamnation :une simple déclaration sur l'honneur signée par chaque dirigeant attestant qu'il n'a pas fait l'objet de condamnations pénales ou de faillite susceptibles de lui interdire la gestion d'une société. Elle est souvent incluse dans le formulaire d'immatriculation ou jointe en tant qu'attestation séparée.
- •Attestation de parution de l'annonce légale :la preuve que vous avez publié l'avis de constitution dans un journal d'annonces légales (comme indiqué ci-dessus).
- •Autorisations ou documents complémentaires le cas échéant :pour certaines activités réglementées (restaurant, finance, santé, etc.), vous devrez présenter des licences ou des qualifications spécifiques. La plupart des startups n'auront pas à fournir de pièces supplémentaires lors de l'immatriculation.
- •Paiement des frais :des frais d'immatriculation sont à régler au Tribunal de Commerce pour le traitement de votre dossier. Le montant exact varie selon la forme juridique et peut évoluer chaque année. Consultez toujours les tarifs en vigueur sur le portail officiel du Guichet Unique ou auprès du Greffe du Tribunal de Commercecompétent. En cas de dépôt en ligne, le paiement s'effectue par carte lors de la soumission du dossier.
Vous pouvez immatriculer différents types d'entités, comme une SARL, une SAS ou une SA. Les sociétés étrangères peuvent également créer une succursale en France, ce qui implique des exigences et des documents d'immatriculation spécifiques.
Après avoir téléversé l'ensemble des documents et soumis le dossier via le portail, la demande sera traitée par les autorités compétentes. Le greffe du Tribunal de Commerce examinera les documents pour s'assurer que tout est en ordre. Pour les fondateurs étrangers, une attention particulière sera portée aux justificatifs de domicile et aux pièces d'identité : veillez donc à ce que tout soit clair et traduit si nécessaire. Les passeports et les documents compréhensibles à l'international sont généralement acceptés, mais tout document non rédigé en français peut nécessiter une traduction certifiée.
Délai
Note pour les auto-entrepreneurs
Obtenir l'extrait K-bis et le numéro SIRET

À l'issue d'une immatriculation réussie, votre société sera officiellement enregistrée au Registre du Commerce et des Sociétés français. Cette immatriculation se matérialise par deux identifiants/documents importants :
L'extrait K-bis
L'Extrait K-bisest en quelque sorte l'« acte de naissance »de votre société, délivré par le greffe du Tribunal de Commerce. Il s'agit d'un extrait officiel du registre qui répertorie toutes les informations essentielles sur votre nouvelle société : sa dénomination, sa forme juridique, son adresse, son capital social, ses activités, sa date de création, son numéro SIREN, l'identité du ou des dirigeant(s), etc. Ce document est indispensable à toute nouvelle entreprise opérant en France, car il constitue la principale preuve d'existence légale.
Vous aurez besoin de l'extrait K-bis pour de nombreuses démarches pratiques en France : ouvrir un compte bancaire professionnel définitif (la plupart des banques exigent un K-bis à jour pour activer pleinement les services bancaires aux entreprises), signer des baux, conclure des contrats ou s'inscrire à certains services. Le K-bis est souvent délivré sous forme électronique (vous pouvez recevoir un PDF par e-mail ou un lien de téléchargement), et vous pouvez en demander des exemplaires actualisés à tout moment sur le site Infogreffe.
Important
Le numéro SIREN/SIRET
Parallèlement au K-bis, votre entreprise se voit attribuer un numéro d'identification unique par l'INSEE (l'office national des statistiques). Le SIREN est un numéro à 9 chiffres identifiant votre société, et le SIRET est un numéro à 14 chiffres qui comprend le SIREN et un code établissement à 5 chiffres. Le SIRET identifie précisément votre établissement commercial. Ces numéros figurent sur le K-bis et doivent être utilisés sur tous les documents officiels, factures et déclarations fiscales. Le SIREN correspond à l'identifiant de la société et le SIRET à celui de l'établissement ou du site. Pour la plupart des nouvelles sociétés ne disposant que d'un seul établissement, le SIRET est égal au SIREN suivi de « 00001 ». Grâce au SIREN/SIRET, votre société peut être retrouvée dans l'annuaire public des entreprises.
Après l'immatriculation, conservez précieusement votre K-bis et votre numéro SIRET. En règle générale, dès réception du K-bis, vous pouvez finaliser votre compte bancaire professionnel (la banque transformera votre compte de dépôt initial en compte professionnel classique, une fois le K-bis et les statuts définitifs signés fournis). Vous pourrez également vous inscrire à divers services et, si vous le souhaitez, faire réaliser un tampon d'entreprise.
Enregistrements fiscal et social
Une fois votre société constituée et dotée de son SIRET, plusieurs enregistrements fiscaux et sociauxs'effectuent automatiquement ou requièrent votre attention. Le système d'immatriculation unique français se charge généralement d'alerter les différents organismes, mais en tant que chef d'entreprise, vous devez vérifier et accomplir certaines démarches. La France offre un environnement favorable aux investisseurs étrangers, avec des procédures fiscales et d'immatriculation simplifiées :
Immatriculation à l'impôt sur les sociétés
Les sociétés françaises sont en principe redevables de l'impôt sur les sociétés (IS) sur leurs bénéfices, sauf si vous avez opté pour le régime de transparence fiscale accessible dans certains cas pour les SARL ou SAS sous conditions spécifiques. Lors de l'immatriculation de votre société, les informations sont transmises à l'administration fiscale. Un service des impôts des entreprises (SIE) vous sera attribué en fonction de l'adresse de votre société. Vous n'avez généralement pas à faire une démarche séparée : vous recevrez à terme un courrier de votre SIE avec vos références fiscales. Il est toutefois conseillé de le contacter ou de confirmer que votre société est bien enregistrée, surtout si vous prévoyez de démarrer votre activité immédiatement. Vous devrez déposer des déclarations fiscales annuelles et, selon votre chiffre d'affaires et vos bénéfices, effectuer des acomptes trimestriels ou mensuels.
Immatriculation à la TVA
Si votre activité entraîne des ventes taxables en France ou dans l'UE, vous aurez peut-être besoin d'un numéro de TVA. La France n'attribue pas automatiquement un numéro de TVA à toutes les nouvelles sociétés. Si vous avez indiqué lors de l'immatriculation votre intention d'être assujetti à la TVA (par exemple, si votre chiffre d'affaires prévisionnel dépasse le seuil ou si vous vous inscrivez volontairement), un numéro de TVA devrait vous être délivré (il est souvent composé de votre SIREN précédé d'un code à deux chiffres). Les petites entreprises dont le chiffre d'affaires est en dessous de certains seuils peuvent bénéficier par défaut de la franchise en base de TVA(exonération de TVA), ce qui signifie qu'elles ne facturent pas la TVA tant qu'elles ne dépassent pas le seuil. Si vous savez que vous aurez besoin de facturer la TVA (par exemple, un prestataire de services B2B travaillant avec des clients européens souhaitera probablement un numéro de TVA pour les transactions intracommunautaires), vous devrez demander l'immatriculation à la TVA auprès de votre SIE ou lors du remplissage des formulaires initiaux. L'aide d'un comptable est recommandée pour déterminer votre statut TVA.
Affiliation à la sécurité sociale (dirigeant)
Lors de la création d'une société, les autorités examineront également le statut de protection sociale du ou des propriétaires. Si vous êtes le dirigeant d'une SAS (Président)ou le gérant minoritaire d'une SARL, vous relevez du régime général des salariés pour la sécurité sociale (même si vous ne percevez pas de rémunération, vous êtes considéré comme un « assimilé-salarié »). Si vous êtes le gérant majoritaire d'une SARL, vous releviez du régime des travailleurs indépendants (SSI, anciennement RSI). Dans les deux cas, l'immatriculation de votre société devrait générer la création d'un compte auprès de l'URSSAF ou de l'organisme social compétent.
Si vous êtes un fondateur étranger qui s'installe en France, dès lors que vous êtes titulaire d'un titre de séjour et que vous exercez en qualité de dirigeant, vous serez affilié au système de santé et de retraite français via ces cotisations. Il peut être utile de contacter un organisme de sécurité sociale (URSSAF) ou un professionnel pour vous assurer que votre statut de dirigeant est correctement déclaré.
Cotisation foncière des entreprises et autres obligations
Après l'immatriculation, votre société sera également soumise aux impôts locaux professionnels tels que la CET (Contribution Économique Territoriale, qui comprend une taxe basée sur la valeur locative des biens et une cotisation fixe). L'administration fiscale gère cette taxe et peut vous adresser un questionnaire à compléter (la CET initiale est faible pour les nouvelles entreprises, et les startups bénéficient souvent d'une exonération la première année). Par ailleurs, si votre activité requiert une assurance spécifique (par exemple, la responsabilité civile professionnelle pour certaines professions), c'est le moment de la souscrire.
Comptabilité et tenue des livres
Bien que cela ne constitue pas une « immatriculation », il est utile de préciser qu'après la création, la loi française vous impose de tenir une comptabilité régulière. Si ce n'est pas encore fait, envisagez de faire appel à un expert-comptableou de mettre en place un logiciel de comptabilité pour gérer vos factures, charges et paie. Des services spécialisés proposés par des experts-comptables agréés peuvent aider les nouvelles sociétés, y compris celles dirigées par des investisseurs étrangers, à remplir leurs obligations légales et fiscales. Un expert-comptable s'occupera également de vos déclarations fiscales et peut se constituer votre mandataire fiscal auprès des autorités, simplifiant ainsi les échanges.
- ✓Impôt sur les sociétés (IS) : immatriculation automatique ; vérifiez l'attribution de votre SIE
- ✓TVA : demandez l'immatriculation auprès de votre SIE si applicable à votre activité
- ✓Sécurité sociale : compte URSSAF créé lors de l'immatriculation de la société
- ✓CET (taxe locale professionnelle) : gérée par l'administration fiscale, souvent exonérée la première année
- ✓Comptabilité : obligatoire par la loi ; faites appel à un expert-comptable pour la conformité
Recruter des salariés : premières déclarations et comptes de paie
Si vous envisagez de recruter des salariés en France, même votre toute première embauche déclenche de nouvelles obligations administratives. La France dispose d'un droit du travail et d'un système de protection sociale robustes ; il est donc indispensable de suivre les procédures correctes lors de l'intégration d'un nouveau collaborateur. Voici les premières démarches et obligations qui vous incombent en tant qu'employeur :
- 1S'inscrire en tant qu'employeur et DPAE : avant la date de prise de poste de votre nouveau salarié (au plus tard dans les 8 jours qui précèdent), vous devez déposer une Déclaration Préalable à l'Embauche (DPAE)auprès de l'URSSAF. Il s'agit d'une déclaration obligatoire préalable à l'embauche. Elle informe les autorités de sécurité sociale françaises que vous recrutez une personne en particulier et remplit simultanément plusieurs fonctions : elle inscrit le salarié à la sécurité sociale, à l'assurance chômage, etc. sous votre société, et crée le compte employeur de votre entreprise auprès de l'URSSAF s'il n'existe pas encore. La DPAE s'effectue en ligne (il existe un portail URSSAFdédié) et nécessite des informations telles que le numéro SIRET de la société, l'identité du salarié, sa date de prise de poste, son poste, etc. Important : elle doit être transmise au moins un jour ouvré avant le début du travail du salarié.
- 2Mettre en place un système de paie :en devenant employeur, vous devez gérer une paie conforme. Cela implique de calculer les salaires bruts et nets, de prélever l'impôt sur le revenu à la source et les cotisations salariales, et de verser les charges patronales. De nombreuses startups utilisent un logiciel de paie ou font appel à un comptable ou prestataire de paie externalisé. Chaque mois, vous générerez des bulletins de paie pour votre salarié et déposerez une DSN (Déclaration Sociale Nominative), qui est un rapport électronique unifié transmis aux autorités avec les données de rémunération et de cotisations. La DSN déclenche le paiement de l'ensemble des charges sociales auprès de l'URSSAF, des caisses de maladie, des caisses de retraite, etc. Si vous n'avez qu'un ou deux salariés, un service simplifié appelé « TESE » (proposé par l'URSSAF) peut être disponible pour prendre en charge la majeure partie des formalités.
- 3Information et contrats de travail :vous êtes tenu de remettre un contrat de travail écrit à votre salarié (en français). Veillez à rédiger un contrat conforme au droit du travail français : rémunération, poste, période d'essai le cas échéant, horaires de travail, congés payés, etc. Par ailleurs, vous devez tenir au sein de l'entreprise un registre unique du personneldans lequel sont consignées les informations relatives à tous les salariés à leur entrée dans les effectifs. Il s'agit d'un simple registre (sur papier ou format numérique) que l'inspection du travail peut demander à consulter.
- 4Médecine du travail et assurances : lors de votre premier recrutement, vous devez vous inscrire auprès du service de santé au travail (médecine du travail) couvrant votre secteur et votre région. Tout salarié en France doit passer une visite médicale auprès du médecin du travail (généralement dans les quelques mois suivant l'embauche). Vous devez également vérifier les assurances obligatoires. Par exemple, si vous employez du personnel, vous devez en principe souscrire une assurance accidents du travail et, si cela est imposé par votre convention collective ou votre politique d'entreprise, mettre en place une complémentaire santé collective (mutuelle).
- 5Comptes auprès des organismes sociaux :en déposant la DPAE, l'URSSAF vous attribuera un numéro employeur. Selon le statut du salarié, vous pourrez également devoir inscrire votre société auprès d'autres organismes sociaux, comme une caisse de retraite complémentaire. Pour les cadres et les non-cadres, la France dispose de caisses de retraite complémentaire distinctes (AGIRC-ARRCO). Un comptable se chargera souvent de ces démarches multi-étapes en votre nom.
Même si cela peut paraître complexe, une fois la configuration initiale réalisée, le processus devient routinier (déclarations et paiements mensuels ou trimestriels). Veillez à rester à jour dans le paiement des charges sociales et cotisations, car tout manquement peut entraîner des pénalités. De nombreux entrepreneurs étrangers nouvellement implantés en France choisissent de travailler avec un prestataire de paie ou un organisme tiers lors de leur premier recrutement, afin de ne manquer aucune étape.
Pour les recrutements internationaux
Articulation entre la création d'entreprise et votre statut de séjour (Passeport Talent | Entrepreneur)
Si vous êtes un fondateur étranger hors UE souhaitant vivre en France et diriger votre nouvelle société, vous devrez envisager vos visas professionnels et vos options de visa de long séjouren parallèle du processus de création. Les visas professionnels et les visas de long séjour sont indispensables pour les ressortissants hors UE souhaitant créer ou développer une activité en France. La demande nécessite généralement de démontrer la viabilité de votre business plan, votre solidité financière et, dans certains cas, vos qualifications professionnelles. La France est très accueillante pour les talents internationaux, mais elle impose les formalités d'immigration appropriées pour un séjour de longue durée et l'exercice d'une activité. Deux principales voies de visa sont plébiscitées par les créateurs de startups et d'entreprises :

Le Passeport Talent (Création d'entreprise)
Souvent informellement appelé French Tech Visa dans le contexte des startups, le Passeport Talent (Passeport Talent) est un titre de séjour pluriannuel (jusqu'à 4 ans, renouvelable) conçu pour certaines catégories d'étrangers qualifiés, notamment les entrepreneurs qui créent une entreprise innovante ou réalisent un investissement économique significatif en France.
Pour être éligible au Passeport Talent (création d'entreprise), vous devez satisfaire les quatre conditions suivantes :
- •Être titulaire d'un diplôme au moins équivalent au master (ou justifier de 5 ans d'expérience professionnelle comparable)
- •Démontrer un projet de création d'entreprise en France réel et sérieux
- •Justifier de ressources personnelles suffisantes, au moins équivalentes au SMIC annuel brut à temps plein (21 876,40 € brut par an)
- •Apporter la preuve d'un financement d'au moins 30 000 € pour le projet
Vous devrez peut-être justifier de qualifications professionnelles ou d'une expérience entrepreneuriale passée, ainsi que de ressources financières permettant de rendre le projet viable. Une étape clé de la demande consiste à obtenir un certificat ou une validation de la crédibilité de votre business plan (par exemple, auprès d'un organisme public français ou via la procédure de « Demande d'attestation » sur une plateforme comme démarches-simplifiées).
Bien que la société n'ait pas à être entièrement immatriculée avant de déposer la demande, il est très utile de montrer des avancées concrètes : prouver que vous avez constitué ou au moins initié la création d'une société en France renforce considérablement votre dossier de visa. Une fois accordé, le Passeport Talent vous permet de résider en France et de gérer votre entreprise, et vos proches peuvent souvent obtenir des titres de séjour en tant que membres de la famille. C'est une option attractive notamment en raison de sa durée relativement longue.
Pour plus de détails sur le Passeport Talent et ses conditions, consultez nos guides dédiés : Passeport Talent France : guide complet des conditions et du visa et Créer une entreprise en France (visa entrepreneur).
Le visa entrepreneur classique (Profession libérale ou Entrepreneur)
La France propose également un titre de séjour d'un an (renouvelable) pour l'exercice d'une activité indépendante ou la direction d'une entreprise, en dehors du dispositif Passeport Talent. Communément appelé permis Entrepreneur/Profession libérale (Carte de séjour entrepreneur/profession libérale), il convient aux personnes ne remplissant pas les critères spécifiques du Passeport Talent mais souhaitant tout de même créer une société ou travailler pour leur propre entreprise française.
Les conditions requises comprennent généralement un business plan viable, la preuve de ressources financières suffisantes pour subvenir à vos besoins (et à ceux de l'entreprise, le cas échéant) durant la première année, ainsi que, parfois, des justificatifs de la création de l'entité juridique (si vous avez déjà constitué la société ou êtes en cours de le faire). Ce visa est légèrement plus accessible en termes de critères (pas de seuil d'investissement fixé à 30 000 €, par exemple), mais sa durée plus courte implique un renouvellement annuel justifiant que votre activité est effective et génère des revenus suffisants. Pour de nombreux petits entrepreneurs ou freelances, c'est la voie la plus fréquente.
Calendrier et stratégie : articuler visa et création d'entreprise
Certains fondateurs choisissent de constituer d'abord la société (pour disposer d'une immatriculation et d'un compte bancaire), puis de demander le visa en utilisant l'existence de la société comme preuve de leur démarche sérieuse. D'autres obtiennent d'abord l'accord du visa, puis finalisent la création de la société une fois en France. Les deux approches sont possibles, mais assurez-vous de respecter les conditions de la voie de visa choisie.
Enfin, notez que les ressortissants de l'UE, de l'EEE et de la Suissen'ont pas besoin de visa pour créer une entreprise en France. Ils ont le droit de vivre et de travailler librement en France, de sorte que seule l'immatriculation constitue une démarche pour eux. Les fondateurs hors UE ne doivent cependant pas négliger le volet immigration. Il est conseillé de consulter des experts en droit des étrangers ou de s'appuyer sur des ressources comme le site officiel Welcome to France, qui offre des informations détaillées sur ces visas. Obtenir le bon titre de séjour vous garantira de pouvoir résider légalement en France pour gérer votre société une fois celle-ci créée.
Conclusion : Lancez-vous plus vite avec le réseau d'accompagnement Hiliv
Créer une société en France en tant que fondateur étranger est une aventure enrichissante, qui ouvre les portes de l'un des plus grands marchés d'Europe et d'un écosystème d'innovation dynamique. Même si le processus comporte de nombreuses étapes — de la rédaction de documents juridiques en français à la coordination avec les banques, les tribunaux et diverses administrations — vous n'avez pas à le parcourir seul. Le réseau d'accompagnement et de partenaires Hilivest là pour simplifier ces démarches administratives et vous permettre de vous concentrer sur l'essentiel : développer votre activité.
Hiliv accompagne régulièrement des entrepreneurs internationaux dans la bureaucratie française. En faisant appel à notre réseau d'experts et de partenaires, vous pouvez accélérer des étapes telles que l'ouverture d'un compte bancaire, les formalités juridiques ou encore les démarches d'immigration. Vous cherchez un expert-comptable anglophone ou un moyen rapide de publier votre annonce légale ? Vous ne savez pas comment naviguer auprès de l'URSSAF ou obtenir une réponse de la préfecture concernant votre visa ? Nous vous accompagnons avec des partenaires fiables et une équipe dédiée. Notre objectif est de vous aider à vous lancer plus vite et plus efficacement, en vous faisant gagner du temps et en évitant des erreurs coûteuses.
Créer une entreprise en Francepeut paraître complexe, mais avec le bon accompagnement, c'est un projet tout à fait réalisable. La France accueille activement les entrepreneurs, et avec Hiliv à vos côtés, vous pouvez saisir toutes les opportunités que le marché français offre sans vous enliser dans les méandres administratifs. De la création jusqu'au recrutement de vos premiers salariés et au maintien de votre conformité, nous vous accompagnons à chaque étape.
Ressources utiles pour démarrer : Guichet Unique (portail officiel d'immatriculation des entreprises), Business France, Bpifrance (financement des startups) et Infogreffe (K-bis et registre des sociétés).
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Questions fréquentes : Créer une entreprise en France
Un ressortissant étranger hors UE peut-il créer une société en France ?
Oui. Les ressortissants hors UE peuvent constituer une société française (SAS, SARL, etc.) en qualité d'associés. Pour exercer légalement les fonctions de dirigeant (président d'une SAS ou gérant d'une SARL) depuis la France, ils doivent cependant être titulaires d'un titre de séjour autorisant l'exercice d'une activité professionnelle. Les options disponibles sont le Passeport Talent (Création d'entreprise) ou le titre de séjour Entrepreneur/Profession libérale.
Les ressortissants de l'UE, de l'EEE et de la Suisse peuvent librement créer une société et en être dirigeants en France, sans aucune formalité d'immigration.
Quel est le capital social minimum pour créer une société en France ?
Pour une SAS ou une SARL, le capital social minimum légal est techniquement d'1 €. En pratique, un montant aussi faible est rarement adapté : les banques peuvent être réticentes à ouvrir un compte et les partenaires ou clients peuvent percevoir la société comme insuffisamment capitalisée. Un capital de quelques milliers d'euros est courant pour asseoir la crédibilité. Dans le cadre du Passeport Talent (Entrepreneur), les autorités françaises attendent généralement un investissement minimum d'environ 30 000 € dans le projet.
Qu'est-ce qu'un extrait K-bis et où puis-je l'obtenir ?
L'extrait K-bis est le certificat d'immatriculation officiel délivré par le greffe du Tribunal de Commerce. Il constitue l'acte de naissance de votre société et répertorie toutes ses informations essentielles : dénomination, forme juridique, siège social, capital social, activité, dirigeants, numéro SIREN et date de création. Vous pouvez télécharger des extraits K-bis à jour à tout moment sur le site Infogreffe. Les tiers exigent généralement un K-bis datant de moins de 3 mois.
Combien de temps faut-il pour immatriculer une société en France via le Guichet Unique ?
Une fois le dossier complet déposé en ligne sur formalites.entreprises.gouv.fr, l'immatriculation prend généralement entre 5 et 10 jours ouvrés si aucun problème n'est détecté. Des dossiers complexes ou des pièces manquantes peuvent rallonger ce délai. En tenant compte du temps de préparation, comptez de 2 à 4 semaines entre le démarrage de la constitution du dossier et la réception du K-bis.
Qu'est-ce que le Guichet Unique et son utilisation est-elle obligatoire ?
Le Guichet Unique (formalites.entreprises.gouv.fr) est le portail en ligne obligatoire pour toutes les immatriculations de sociétés et formalités d'entreprises, mis en place en 2023. Il a remplacé les dépôts papier auprès du Tribunal de Commerce. Toutes les nouvelles immatriculations doivent passer par ce guichet numérique unique, qui transmet automatiquement votre dossier aux organismes compétents (greffe du Tribunal de Commerce, INSEE, administration fiscale, URSSAF). Son utilisation est obligatoire pour toute création d'entreprise.
Quelle est la différence entre le SIREN et le SIRET ?
Le SIRENest un numéro unique à 9 chiffres attribué à votre société par l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques). Il identifie votre entité juridique dans son ensemble. Le SIRETest un numéro à 14 chiffres : il combine le SIREN (9 chiffres) et un code établissement à 5 chiffres (NIC). Chaque établissement physique de votre entreprise possède son propre SIRET. Pour la plupart des nouvelles sociétés n'ayant qu'un seul établissement, le SIRET correspond au SIREN suivi de « 00001 ». Ces deux numéros figurent sur le K-bis et doivent être mentionnés sur tous les documents officiels, factures et déclarations fiscales.
Faut-il publier une annonce légale lors de la création d'une société en France ?
Oui, pour les sociétés commerciales (SAS, SARL, SA, etc.), la publication d'une annonce légale (avis de constitution) dans un journal habilité à recevoir des annonces légales est obligatoire avant de finaliser l'immatriculation. L'annonce contient les informations essentielles de la société et coûte environ 150 €, selon le département. Vous recevrez une attestation de parution à joindre au dossier d'immatriculation. Les auto-entrepreneurs (micro-entrepreneurs) sont dispensés de cette formalité.
Quelles sont les principales différences entre la SAS et la SARL ?
Les deux offrent une responsabilité limitée, mais elles se distinguent sur plusieurs points clés :
- Flexibilité de gouvernance : la SAS dispose de statuts très personnalisables ; la SARL obéit à des règles statutaires plus rigides issues du Code de commerce.
- Attractivité pour les investisseurs :la SAS est très prisée des startups en recherche de financement, car elle facilite l'émission de différentes catégories d'actions et l'entrée d'investisseurs.
- Cotisations sociales : le président de SAS relève du régime général des salariés ; le gérant majoritaire de SARL relève du régime des travailleurs indépendants (cotisations plus faibles, mais moins de prestations).
- Nombre d'associés :la SAS peut accueillir un nombre illimité d'associés ; la SARL est plafonnée à 100.
Qu'est-ce que le Passeport Talent pour les entrepreneurs ?
Le Passeport Talent (Création d'entreprise) est un titre de séjour pluriannuel (jusqu'à 4 ans, renouvelable) destiné aux ressortissants hors UE souhaitant créer une entreprise innovante ou réaliser un investissement économique significatif en France. Les conditions requises sont : un diplôme de niveau master ou une expérience équivalente, un projet de création d'entreprise certifié « réel et sérieux », des ressources personnelles au moins équivalentes au SMIC annuel brut, et un financement minimum de 30 000 € pour le projet. Les membres de la famille peuvent accompagner le titulaire sous le statut « Talent Famille ».
Qu'est-ce qu'une DPAE et dans quel délai doit-elle être déposée ?
La DPAE (Déclaration Préalable à l'Embauche) est une déclaration obligatoire devant être transmise à l'URSSAF au moins un jour ouvré avant la date de prise de poste de tout nouveau salarié. Elle permet l'affiliation du salarié à la sécurité sociale, à l'assurance chômage et aux autres caisses, et crée le compte employeur de votre société auprès de l'URSSAF. Elle s'effectue en ligne via le portail employeur de l'URSSAF. Tout retard ou absence de déclaration peut entraîner des sanctions importantes.
Ai-je besoin d'un expert-comptable français ?
Bien que non obligatoire pour toutes les entreprises, faire appel à un expert-comptable français est vivement recommandé, notamment pour les fondateurs étrangers. Il prend en charge les comptes annuels, les déclarations fiscales (impôt sur les sociétés, TVA), la paie et les déclarations URSSAF. Il peut également conseiller en matière d'optimisation fiscale et veiller au respect du droit français. Beaucoup proposent leurs services en anglais. Son coût est généralement compensé par le temps gagné et les erreurs évitées.
Puis-je créer une société française sans être physiquement présent en France ?
Oui, la France vous permet de constituer une société à distance. Vous pouvez signer les documents électroniquement ou par procuration, utiliser un service de domiciliation pour le siège social et déposer le dossier d'immatriculation en ligne via le Guichet Unique. Cependant, pour exercer légalement les fonctions de dirigeant en résidant en France, vous devrez être titulaire du titre de séjour approprié. Les non-résidents peuvent être associés, mais il est conseillé de consulter un juriste sur la structure de direction.

